Aurélie Le Calvez (ESILV 2018), Senior Consultante chez Avanade
Aurélie Le Calvez, diplômée de l’ESILV en 2018, a fait son retour sur le campus à l’occasion de l’Alumni Fair 2025. Après avoir construit toute sa carrière au sein de Avanade, elle retrace un parcours riche en évolutions, entre technique, conseil et gestion de projet. Forte des compétences acquises à l’école — de l’apprentissage continu aux softskills — Aurélie partage sa vision du métier de consultante et livre des conseils inspirants à celles et ceux qui souhaitent suivre cette voie en pleine transformation.
Quelles sont les trois grandes étapes de votre parcours ?
Alors, c'est quelque chose qui, j'ai l'impression, est assez rare, mais j'ai fait toute mon expérience en entreprise, au sein de la même entreprise ! Donc si j'ai trois grandes étapes, en fait, c'est plutôt trois positionnements différents au sein de l'entreprise.
Le premier, c'est un positionnement très technique, pas développeuse informatique, mais pas très loin. Après une évolution vers une posture plus de consultante, donc, avec plus d'échanges avec le client, avec les utilisateurs métiers. Et commencer à encadrer quelques personnes. Et enfin, le positionnement que j'ai actuellement qui est plus chef de projet avec trois casquettes différentes : une casquette pour la responsabilité technique de l'application sur laquelle je suis, une partie management des équipes et enfin le suivi et la gestion de la réalisation du projet.
En quoi vos études à l'ESILV ont-elles contribué à ce que vous êtes aujourd’hui ?
Quand je suis arrivée à l’ESILV, je me souviens, on m'avait dit "les études secondaires, c'est pour apprendre à apprendre". Et effectivement, aujourd'hui, dans le monde de l’informatique, ça change tellement vite : on a des nouvelles versions de logiciels tous les six mois, donc il faut tout le temps apprendre des nouvelles choses, se mettre à jour sur ses connaissances techniques.
Et puis, évidemment, comment ne pas parler de toute la partie projets et softskills, avec notamment toutes les semaines transverses. Aujourd'hui, j'échange avec des équipes qui sont très différentes ; et tous ces échanges avec les profils différents de l'IIM, de l’EMLV, c'est une très bonne expérience qui m'est utile, vraiment, tout le temps.
Pouvez-vous nous présenter votre métier ? Quel(s) aspect(s) aimez-vous particulièrement ?
Le métier de Consultant Informatique, est extrêmement vaste. Ça consiste à aider et accompagner les entreprises dans l'usage de leurs systèmes d'information. Après, on a des équipes qui se spécialisent sur un petit peu toutes les parties, tous les cycles de vie d'un projet : depuis la description du besoin de l'appel d'offres, jusqu'à l'accompagnement au changement, lorsque le projet est terminé et livré.
Pour ma part, je suis plus spécialisée dans l'ingénierie logicielle. Mon rôle, c'est d'analyser les besoins métiers qui me sont remontés, de proposer des solutions adaptées et d'accompagner à la réalisation de ces solutions. Donc je fais le lien entre les équipes métier et les équipes techniques. Je sécurise les choix et j'accompagne, justement, toute la réalisation du projet.
Il n’y a pas deux journées pareilles, il n'y a pas deux demandes pareilles ! Les challenges techniques sont toujours différents puisque le monde technique est toujours en évolution. Les besoins, sur le terrain, des métiers qu'on accompagne, donc un peu tous les secteurs d'activité, ça va du BTP, à la finance, en passant par les produits de luxe donc, forcément, ça change tous les jours. Il n'y a pas de routine !
Quel challenge rencontrez-vous en ce moment ?
Dans le monde de l’informatique, évidemment, c’est l’IA ! Donc, c'est un facteur de croissance assez important. C'est des opportunités qu'on peut aller saisir avec nos clients, mais c'est aussi un outil qu'il faut apprendre à maitriser et à utiliser de façon responsable, et ce n'est pas toujours évident dans le monde actuel.
Quels sont les facteurs clés pour réussir dans ce métier ? Des conseils pour se lancer ?
Dans le métier de Consultant, une fois qu'on a tout le background technique, en fait, le facteur différenciant, c'est l'humain. Donc les facteurs clés, c'est vraiment le côté empathique, mais c'est aussi savoir prendre d’autres points de vue, adapter son point de vue et ses réflexions. C'est savoir faire des compromis avec son client.
Un conseil ? Toute expérience est bonne à prendre ! C'est vrai que, souvent, on vient me voir pour des stages en troisième ou en quatrième année. Dans le conseil, c'est assez compliqué. Faire des stages ou des projets dans des entreprises qu'on appelle les entreprises finales — les entreprises qui vendent directement leurs produits aux clients, pas des entreprises de conseil — ça permet d'affiner justement ses connaissances métiers et de travailler le fait de pouvoir adopter plusieurs points de vue, d'avoir des connaissances sur les besoins de ces cœurs de métier, et ça dans le conseil, c'est aussi très important.
Pour vous, c’est quoi être Alumni ?
Être Alumni, c'est un peu particulier parce que on est Alumni sans vraiment le choisir, à partir du moment où on est diplômé. Et en même temps, je pense qu'on peut choisir en tant qu’Alumni de s'investir en plus dans l'école d'où l'on vient. J'ai beaucoup apprécié les années que j'ai passées ici, donc vraiment, si je peux rendre la pareille aux étudiants, c'est avec plaisir.
D'ailleurs, je participe (en tant que membre de jury) aux hackathons des semaines transverses. Et à chaque fois c'est vraiment très intéressant. Les étudiants ont vraiment des idées très ingénieuses, ça nous oblige aussi, nous, à rester curieux, à élargir nos horizons et à échanger avec eux sur ces sujets-là.
Finalement, la communauté Alumni, c'est un réseau avec qui on a une culture commune. C'est un LinkedIn, mais un petit peu plus sélectionné. Cela facilite le contact avec d'autres personnes, d'autres environnements.
Une Alumni à suivre !
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